Publié dans le Rucher Fleuri de septembre 2014

Dans un précédent article sur le thème de la gestion différenciée au jardin, nous avons vu qu’une certaine tolérance vis à vis de la végétation spontanée dans nos pelouses nous permettait d’accueillir une flore diversifiée et changeante au cours des saisons et de transformer ainsi un tapis vert uniforme et très pauvre au niveau biologique en un milieu beaucoup plus intéressant pour nos abeilles. De même, en changeant nos habitudes concernant les techniques de désherbage au jardin, nous nous pouvons œuvrer pour un environnement plus sain pour nous et la vie qui nous entoure.

 

Saviez-vous qu’à l’origine les framboises étaient blanches ? La nymphe Ida voulut en cueillir pour Zeus encore enfant. Elle se griffa le sein et une goutte de sang tomba sur le fruit et colora, pour toujours, les framboises en rouge. D’où son nom Rubus idaeus. (ou aussi, ronce du mont Ida en Grèce).

Quant aux ronces Rubus fruticosus, du latin frutex, rejet, rejeton, en rapport avec les rejets qui partent de la souche. Ces rejets forment des arceaux qui prennent racines à leur tour (se marcottent), et ainsi s’installe le roncier.

Plante « attachante » par ses épines, plante utile qui renforçait les haies avant l’invention du fil de fer barbelé. Les ruches paniers étaient, dans nos contrées, très souvent fabriquées avec les tiges de ronces. Ses fleurs, discrètes, souvent en sous-bois, sont très mellifères et ses fruits délicieux sont appelés « mûres ». À ne pas confondre avec le mûrier Morus nigra ou Morus alba, arbre plutôt méridional donnant les vraies mûres rouge foncé, parfois blanches.

C. Vin

Providence pour nos abeilles en fin de saison, ses fleurs jaunâtres en ombelles sont les dernières sources de pollen et nectar à cette époque de l’année (mi septembre à novembre). Le miel de lierre, peu parfumé et légèrement amer, est foncé et cristallise vite. Habituellement les apiculteurs le laissent aux colonies comme provisions d’hiver, d’autant qu’il se fige très vite dans les rayons.

Liane arborescente, Hedera helix, peut atteindre 30 m au sol ou 25 m en grimpant sur un support. Le tronc, à la base, peut arriver à 35 cm de diamètre. On le trouve dans toute l’Europe et en Asie mineure ; il a été exporté en Amérique et en Australie, mais là, il devient invasif, dit-on. Il peut vivre 400 ans, et il survit bien souvent à son arbre tuteur, d’où la croyance qu’il l’a étouffé. Les feuilles du Lierre à sa base ou au sol sont palmées à 3 ou 5 lobes, et elles sont entières et ovales en hauteur et sur les rameaux florifères. Elles tombent après 4 ou 5 ans et forment un humus riche qui profite aux arbres hôtes. Les horticulteurs ont créé des variétés au feuillage panaché. Souvent rampant il forme un couvre-sol décoratif, même en sous-bois, et protège le sol de l’érosion et de la sécheresse. Il ne fleurit que sous sa forme grimpante.

Publié dans le Rucher Fleuri de mars 2014

Le printemps n’est plus si loin et cela va être le bon moment pour la plantation des plantes vivaces.

Pour rappel, une plante vivace est une plante herbacée (donc pas de branches en bois) dont la partie aérienne disparaît souvent en hiver, mais qui repart depuis sa souche à chaque printemps. Des plantes bien connues comme les marguerites, les pissenlits, les asters sont des plantes vivaces. Contrairement aux arbres et aux arbustes (qui font du bois et grandissent chaque année) les plantes vivaces gardent la même taille d’année en année.

Avec ce type plante, vous ne serez donc jamais gêné par une croissance trop vigoureuse qui oblige à des tailles régulières.

Parmi les nombreuses plantes vivaces existantes, certaines sont plus faciles que d’autres à cultiver. La pépinière de plantes vivaces Jan Spruyt à Buggenhout a développé le concept de Macho’s Plant.

Des plantes faciles d’entretien dont certaines sont en plus mellifères.

Pour Jan Spruyt, une «macho plant» c’est une plante herbacée vivace, résistante, saine avec un caractère de couvre sol qui s’impose.

extrait de la lettre d'information de l'association française d'agroforesterie

Publié dans le Rucher Fleuri de décembre 2013

En écho à une conférence présentée à Beecome, voici un article passionnant, bien illustré, comportant de magnifiques tableaux, dont un calendrier des floraisons "du saule au lierre" et un tableau reprenant les espèces de fleurs d'été !

Après un rappel sur l'importance des abeilles (au sens large) pour la pollinisation et le maintien de la biodiversité, les auteurs mentionnent le déclin des abeilles lié aux activités humaines et en particulier l'intensification de l'agriculture (monocultures, remembrements, arrachage des arbres et des haies, produits phytosanitaires… ) qui ont entrainé une raréfaction des habitats, un appauvrissement de la flore...